Journal de Lecture #1

« La Lecture est à la tête ce que l’exercice est au corps » J. Addison
Partager les dernières lectures… Les derniers voyages de ma tête …

Il fut un temps (deviendrai-je suffisamment « grande » pour utiliser ce terme ? Au secours …) où je lisais énormément.

A cinq ans, je suppliai ma mère de m’apprendre à lire, ce qu’elle fit. J’arrivais en CP sachant déjà lire, alors, et bien, je ne fis pas du tout de CP, car je m’ennuyais ferme.

Enfant, je ne passais pas un soir sans un bouquin, et, lorsque l’extinction des feux sonnait, je rallumais ma lampe discrètement, et je mettais une serviette roulée le long de la porte, pour que mes parents ne voient pas le trait de lumière.

Je me suis faite attrapée plein de fois, mais je recommençais. Une fois par contre, je m’étais vraiment faite fâcher : je lisais avec une minuscule bougie posée en équilibre sur le lit, et moi penchée sur mon livre pour dévorer les lignes.

Le Noël de mes 10 ans, j’ai reçu les 4 premiers tomme de Harry Potter. Trois jours après, ils étaient, à plus grand désespoir déjà finis. Je piétinais déjà en attendant la sortie du cinquième.

Et puis, adolescente, c’était pareil : mes étés se résumaient à sortir du lit pour aller à la piscine ou manger, et le reste du temps je lisais. Des heures entières.

Ensuite, le lycée et les garçons, puis la maladie qui t’empêche de lire (car un corps maigre rend le cerveau étonnamment stupide), puis les études, la folie de l’activité…

C’est depuis quelques mois que je retrouve enfin ce plaisir. Plaisir de se plonger durant quelques pages, le temps du trajet dans le RER.

Parfois le temps d’attendre à un rendez-vous, ou le week-end.

Alors voici quelques livres que j’ai découvert ces derniers temps et apprécié par la même occasion …

La Petite Boulangerie du bout du Monde (Jenny Colgan)


Un vrai coup de cœur, j’ai été transportée du début à la fin, suivant les aventures de cette femme qui perd tout, travail et mari, et décide tourner complètement la page en déménageant sur une île britannique quasi abandonnée. Les deux parties de l’île sont reliées par un pont, immergé par l’eau la plupart du temps. Presque personne et seule une vieille demeure abandonnée est accessible à ses maigres finances.
Elle se replonge alors dans le plaisir de la boulange, passion qu’elle avait refoulé durant les années passées, faisant, qui sait, revivre cette petite île au milieu des vagues salées.
Je suis retrouvée avec cette femme, tremblant de froid dans son lit trop grand, au milieu de cette ruine fouettée par le vent marin.
J’ai senti l’odeur du pain qui lève, le goût du miel crémeux tartiné sur des tranches épaisse d’un pain tout juste sorti du four.
J’ai touché la pâte, élastique, frissonné au contact des vents marins. J’ai beaucoup aimé ce livre, qui par delà le voyage dans le monde de la boulange et des parties de pêche nocturne, m’a permis de m’évader auprès de cette femme qui après avoir été écrasée des années par les injonctions sociétales, finit par oser se libérer et suivre son cœur.
Pour un jour avec toi (Gayle Forman)
 
 
Une rencontre, due au hasard, peut-être, mais qui change le cours de la vie de Willem, comédien amateur de Shakespeare au sein d’une troupe qui se produit à l’improviste en plein air, et celle d’Allyson, jeune américaine timide et réservée venue visiter l’Angleterre.
Le temps de quelques jours, leur rencontre les « tâche » à jamais. Ils se perdent. Mais les deux jeunes restent tâchés l’un de l’autre.
J’avais reçu ce livre en cadeau à noël. Et je l’ai dévoré. Les romances ne sont pas forcément mon type de livre préféré, mais j’ai beaucoup aimé toute la symbolique de la vie qui n’est qu’une suite d’évènements qui ont toujours leur raison. Et le hasard n’existe pas …
Il y a aussi toutes ces émotions refoulées, ces âmes barricadées pour espérer se protéger.
Pour un an avec toi (suite du précédent) (Gayle Forman)
Ayant aimé le premier, j’ai donc acheté le suivant, impatiente de savoir s’ils se retrouveraient enfin … Et en fait, ce deuxième volet permet d’éclaircir les zones d’ombre de Willem. Le livre se lit vite mais je n’ai pas été aussi emballée que pendant le premier.
C’est donc là une petite déception, surtout après avoir adoré le premier. 
L’Appel de l’Ange (Guillaume Musso)
Un Musso, un de plus. Le genre de livre presque toujours construit de la même façon, qui fait haleter son lecteur jusqu’à la fin, avant de le lâcher d’un coup, dans le coup de grâce d’une chute souvent inattendue.
Pour le coup, je n’enchaîne jamais les lectures de Musso, car le style reste très reconnaissable et personnellement vite lassant si j’en abuse !
Celui-ci donc m’a bien accrochée et le personnage principal, une flic solitaire au passé sombre m’a plu par sa forte indépendance. Notamment vis-à-vis des hommes.
Ici, il est question d’une enquête policière jusqu’alors jamais résolue, la disparition il y a des années d’une jeune fille, qui hante notre policière depuis.
Bref, il tient jusqu’au bout, même si ce n’est pas son meilleur roman.
L’Immeuble des Femmes qui ont renoncé aux hommes (Karine Lambert)
Réel coup de cœur ici, avec ce livre qui se lit très rapidement. L’histoire de 5 femmes qui ont donc « renoncé aux hommes ». D’âges différents, elles ont toutes décidé de rejoindre cet immeuble, où la règle imposée est l’absence de tout homme.
Au fil des chapitres, on devine les frustrations vécues, les désenchantements subis, les regards lourds de sens d’hommes avides de consommer les femmes, sans d’autres considération que leur plaisir propre.
La lâcheté des hommes, aussi, dénoncée ici.
Mais la dernière arrivée, Juliette, elle aime les hommes. Et finalement, ces femmes qui ont renoncé, ont d’abord et avant tout été blessées.

J’ai aimé, adoré même. J’ai senti cette colère envers certains hommes, cette déception rageante face à leur attitude égoïste et narcissique. Le dégoût, la crainte. Mais j’ai aussi compris que généraliser n’était pas une solution, et que si l’on aime la vie, il est aussi possible d’aimer les hommes. Enfin peut-être un jour, du moins, en trouver qui vaillent la peine…

Avant d’aller dormir (S.J. Watson)
Imaginez, vous vous réveillez chaque matin amnésique, ne sachant qui vous êtes, ni où vous êtes, ni qui est cet homme allongé à vos côtés, dans un lit inconnu. Le reflet vous donne 20 ans de plus que dans vos souvenirs.

Chaque matin, cette femme ne se souvient de rien. Chaque matin, son « mari » lui explique tout. Comment elle a perdu la mémoire après un accident. Comment les médecins ont tout tenté, pour que sa mémoire revienne. Mais non. Pourtant, elle trouve un carnet caché, dans lequel elle écrit depuis des semaines, une fois son « mari » parti. Et en relisant le livre, elle comprend que son amnésie a permis à « son mari » de lui cacher une vérité bien plus compliquée .. 

Un thriller donc. Oui, il prend, et oui, on veut savoir la suite. J’ai trouvé cela effrayant, l’idée de perdre la mémoire. De ne pas se reconnaitre, de se sentir perdue en soi. Sans savoir qui l’on est. 
Ce ne fut pas mon préféré. 

En arrivant à Paris, je rigolais devant ces Parisiens tellement pressés par le temps, qu’il lisait en marchant, comme des automates, entre les stations. Tête baissée dans les pages. 

Je n’ai pas encore le don de lire sans regarder où je vais, mais les heures de transports passent vite, lorsque je m’évade dans une histoire … 

 

 

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